
La cathédrale de style classique en forme de basilique et dominée en son centre par une haute coupole, fut bâtie en 1751–1752 par l’architecte italien Pizzoni. Le projet initial, prévoyant deux tours en façade, ne fut pas exécuté. La reconstruction de 1751-1752 a alors épargné la tour de l’ancienne collégiale, devenue cathédrale en 1559. La tour dont l’origine date du 11e siècle, fait partie de la fondation du chapitre séculier en 1047 par le Comte Albert de NAMUR.
Dès le 13e siècle, la tour renferme des cloches, mais leur nombre n’est pas connu.
En 1388, les chanoines passent contrat avec des maçons, Henry de Distres et Jean le Chausteur, pour la réparation de la « tour aux grosses cloches », sur base d’un cahier des charges établi, entre autres, par Colart Giliet, maître d’œuvre de Walcourt, et Gérard de Balâtre qui construit la tour Saint Jacques, l’actuel beffroi de la Ville de Namur.
En 1624, J. Tordeur de Nivelles refond les anciennes cloches Aubain et Marie.
En 1648, le dernier niveau de la tour et la flèche sont achevés par les chanoines qui veulent un carillon.
En 1650, la tour contient 30 cloches et 4 cloches pour la volée.
En 1692, les cloches revendiquées par les Français sont maintenues en place contre le paiement d’une rançon de 5.674 florins.
En 1738, une des cloches de volée est refondue par N. Biname.
En 1748, les cloches sont une nouvelle fois revendiquées par les Français. Elles sont maintenues en place contre le versement de la somme de 36.000 florins (les cloches n’ont vraisemblablement pas survécu à la Révolution française).
En 1858, A.L.J. Van Aerschodt de Louvain livre un nouveau carillon de 40 cloches .
Après 1950, le carillon, qui a été épargné par les deux guerres mondiales, se trouve dans un état lamentable. Il compte à présent 47 cloches dont sept graves qui font en même temps office de cloche pour la volée :
En 1952, Slegers-Causard de Tellin refond plusieurs cloches.
En 1981, après restauration de la tour, Paccard d’Annecy (France) rénove l’instrument et remplace 31 cloches.
En 1983-1984, Paccard livre 2 nouvelles cloches.
Le carillon se compose alors de 47 cloches pour un poids total de 12.750 kg avec un bourdon de 2.630 kg.
Six cloches du carillon servent également pour la volée :
En 19javascript:barre_raccourci(’’,’’,document.formulaire.texte)85, un jeu automatique est informatisé (*) par CLOCK-O-MATIC d’Herent. Le carillon fonctionne également manuellement. Une cabine isolée abrite un clavier standard belge, raccordé au carillon par fils inox, ressorts de rappel et équerres galvanisés.
En automatique, la carillon sonne, aux heures moins le quart, des mélodies choisies dans la mémoire (100 positions) de l’horloge « Apollo 2 » qui possède une interface « midi » sur laquelle il est possible de raccorder un clavier piano électronique. Les heures précises, sont précédées d’une sonnerie automatique. La population peut ainsi entendre les sonneries horaires, chaque jour, de 8h00 à 22h00.
Quant aux six cloches de volée, elles sont utilisées pour l’annonce des célébrations liturgiques. Un choix de cloches est sélectionné en fonction de l’importance des célébrations :
En 2008, le Conseil de Fabrique a émis le souhait de compléter le carillon par l’achat des deux dernières cloches manquantes : la n° 48 de 13 kg= DO 7 et la n° 49 de 12 kg= DO#7. Mais les contraintes budgétaires ne permettent pas de pouvoir effectuer la dépense évaluée à plus de 2.000€.
Actuellement, Monsieur Edmond DE VOS est le carillonneur titulaire.
Photos de Jacques VERREES
fils d’Albert Verrees — organiste à St Joseph,
neveu de Jean Verrees — ancien organiste à St Aubain.